Le Bounty

2.5

Une adresse faite de paradoxe.

A la carte, des banalités comme entrecôte, tartare, nuggets, salade de chèvre chaud… Dans la cadre strict de la « moule-frite », c’est la belle affaire: 14,50€ à volonté avec 4 sauces maison au choix! Vu le succès de la boutique en saison, les cuisines jouent de la louche et de la brouette pour servir. L’avantage: c’est frais vu l’abatage! Y compris les frites un peu sèches. Avec Mauricette, on s’est envoyé une ventrée du mollusque bivalve, on a fait un carnage et on a gouté chaque sauce! Fallait y aller mollo de la bourrative frite pour ne pas saturer les injecteurs rapidement. Marinière, curry, roquefort, provençale. Bon.

Faut faire la queue à chaque fois que notre gamelle en alu est vide, et pour vider le seau en plastique orange rempli de coquilles vides. A l’accueil, les serveuses prennent la commande initiale et les éventuelles boissons, cocktail et desserts. Et à lessiver la table recouverte d’un plexi après l’orage: au suivant! Un peu comme dans ses usines à bouffe asiatique optimisée de la sorte en personnel. Bref! La moule, on dirait de la Tamaris à la forme reconnaissable. On n’a pas boudé notre plaisir de manger avec les doigts. C’est d’ailleurs amusant: salle remplie et personne pour tapoter son téléphone! Tu m’étonnes! On ne salit pas les coques quand on mange les moules! Bref! Les rouleaux de Sopalin posés sur chaque table ne font pas long feu. On convient d’un 13/20 pour ces plaisantes moules-frites.

Repus, on a laissé tomber les desserts, peu intéressants et pas donnés. Grande terrasse face au panorama de la mer quand les gougnafiers ne garent pas leur Dacia ou leur Audi sur le stationnement pourtant interdit. La maison ne prend pas les chèques, ce qu’on peu comprendre puisque la CB offre une garantie de payement. Sauf que la maison ne prend pas la CB non plus, de façon provisoire permanente, si vous voyez ce que je veux dire. Vu la politique de payement instaurée, des clients potentiels entrent puis ressortent aussitôt en allant ailleurs. Perte sèche. On ne peut pas tout avoir. Rôôôh… ils sont pénibles, les gens.