Le Bistrot Marseillais

2.5

La façade rouge attire l’œil, la terrasse séduira du monde aux beaux jours.

J’aime bien ce quartier de la ville, les Chartreux. Beaucoup de restaurants pour le midi, peu pour le soir. Voilà qui ravit les employés de bureau du coin, les banquiers en pause-midi, les retraités désœuvrés, et tous ceux qui passent vers midi sur le boulevard avec l’estomac dans les talons et les tickets-resto au garde-à-vous. Ardoise de 7 ou 8 viandes (14€ à 20€), un plat du jour à 12€ et un dessert à 6€, une carte imprimée typique de brasserie de salades de pâtes, carpaccio et tartare, fromage et dessert. Les tarifs ne sont pas vraiment donnés, mais faut voir à l’ouvrage.

Le reste n’est que bavardage. Alors haro sur la « tranche de gigot » à 14€. L’assiette a un certain peps, surtout les deux flans gouteux cerclés: carotte et chou-fleur. Ils sont parfaits! La tranche de viande est précuite et un peu dure, fond de sauce lourd mais assez parfumé. Cuisson absolument pas au feu de bois comme le prétend la boutique. On précuit, ça ira plus vite pour le service. 12/20, ça ira bien. Surtout pour 14€. J’ai tenté la « mousse au chocolat » à 6€: elle est maison. La preuve? Un bout de coquille d’œuf dans la soupe! Voui les amis! Vraie que cette mousse est un peu trop sucrée à mon gout (chocolat au lait), mais pour une fois que je ne tombe pas sur de la poudre industrielle! 12/20.

Je n’ai pas pris de café vu que son prix n’était pas affiché et que j’ai horreur des surprises. Service à l’aise et vif. La patronne est cordiale et souriante, le patron en tenue de cuisinier serait le cuisinier mais il est quand même beaucoup en salle à causer avec le client pour un cuisinier en habit de cuisinier. Pas sûr que ces nouveaux tauliers soient du métier, comme on dit quand on cherche des explications. Il faut de tout pour faire un monde. Comme un coca-cola pour m’aider à faire passer la sauce lors d’une tentative de digestion chaotique.