Le Bistrot De La Galine

0.5

Le décorum est bien dans l’air du temps, entre urbain et campagnard, cheminée et table aux pieds en fonte stylisés, meubles cérusés ou bric-broc.

Veinard comme personne, je tombe sur la seule table qui tangue avec un pied 3 branches. Tous les autres pieds ont 4 branches. On n’échappe pas aux principes physiques quand on pose les coudes! Plouch! Verre d’eau sur la braguette! Les toilettes c’est vers où? Bref! Les tarifs des plats sur l’ardoise tirent vers le haut, mais la cuisine n’est pas au niveau. Des salades de 15,90€ à 17€, une gardianne de taureau d’Espagne à 20,90€, « l’incontournable » magret à 21,90€ et un burger à 19,90€. Viande de bœuf d’Allemagne. Le magret lui, on ne sait pas d’où il vient. Vaut mieux pas savoir. La pas commode serveuse, j’ai vite pigé que fallait pas lui chercher des noises. Du coup, quand elle m’a proposé le menu du jour à 14,80€ j’ai accepté sans moufter. Je pense que ça l’arrangeait. Menu sans choix avec en entrée « salade de riz camarguais ».

Bien présentée, moulée, bouts d’œuf dur, olives noires, brunoise de poivrons rouge et jaune. Pas de riz camarguais (un banal riz rond blanc) mais une insipide tomate de décembre coupée en 4 sur une feuille de salade. 11/20. La dame m’avait annoncé le plat comme « jambon braisé et pommes de terre fondantes au four ». Elle se moque. Le cuisinier encore plus. M’arrive un plat à tajine avec dedans, deux grosses patates des familles à la peau brûlée et dures dedans, barbouillées de crème avec de l’oignon cru dedans. Fort comme pour cacher le gout du brûlé de la patate. A cheval un peu de côté sur le truc, une demi-tranche de jambon de deux centimètre d’épais. Dur, pas bon, nerveux. Genre jambon qui n’a jamais vu de cochon, ce qui n’est pas fréquent. Il fallait forcément cacher la sous-charcuterie sous une sauce tomate pimentée cache-misère. Autant dire que ce plat est une sorte de millefeuille de médiocrité. 6/20.

Plat reparti en cuisine pratiquement au complet. Ça n’aura pas ému la serveuse qui visiblement en a vu d’autres. Au rayon desserts, c’est fiesta: « fromage blanc, sinon je peux vous faire une boule de glace ». Comme j’ai faim et que le pain s’en tire bien, je vise « fromage blanc ». En indécrottable romantique que je suis, je supposais un fromage blanc du genre faisselle. Sauf que la serveuse ouvre le pot en plastique de fromage battu au gout de carton, splosh dans le caquelon avé la louche et hop! 7/20. Pas de café, non merci. Un parking, oui merci. Parking dont on comprend qu’il constitue le principal intérêt de la boutique. Allez hop! Roule ma poule!