LES ARCHIVES DU BAO

Cette critique n'est (peut-être!) plus d’actualité!

Le Bistro

Coin du littoral varois magnifique, pas comme les autres.

Le village où je déjeune est lui-même remarquable grâce aux atouts offerts par la nature, le vert et la pierre. Par contre question restaurants, c’est pas le grand tremblement. Entre saisonnier qui plantent le touriste en attendant sa CB au coin du bois et les rares vissés à l’année… et puis lui, qui parait nouveau mais je ne suis pas sûr.

Ambiance comptoir de bar et nappes à carreaux. Ardoise à 6€ l’œuf mayo, moules farcies, salade landaise à 15€, tartare de bœuf (14€) et entrecôte (16€). Et puis le plat du jour, « foie de veau ». Seul lui m’a donné l’espoir malgré sa présentation crayonnée et baveuse sur l’ardoise extérieure. Si c’est bon, c’est l’affaire. Surtout à 12,50€. Mais c’est pas bon. Enfin si peu. Purée maison moulinée pas salée et tiède, belle tranche de foie tiède comme cuite à feu doux, non saisie. Pourtant le b-a-ba de la cuisson du foie. J’ai dépiauté le truc mollasson tel un chirurgien au bloc, j’en ai laissé les trois-quarts, ce qui n’a pas ému le moins du monde le taulier à la fin du set. 10/20 pour l’effort.

Et pourquoi pas un dessert? Maison aussi! Ouééé! Une « tarte au citron » glacée, défigurée par le frigo, avec la croûte molle qui se détache de l’appareil pas cuit, comme la pâte blanche comme un cachet d’aspirine. Le problème de la cantine, c’est qu’elle facture les blagues au prix du restaurant: 6€ le truc avachi bien peu mangeable. Mais c’est du fait « maison », on peut pas dire. Les industriels ne sont pas des kamikazes. 8/20. Un effort de cuisine « maison » qui n’exonère pas la boutique d’un zéro de rigueur.