L’Atelier Traiteur

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Le romantisme décalé de cette boutique qui fleure bon les années 70 nous a touché.

C’est vrai quoi. En hiver en Cassis, une petite rue déserte, la grêle qui va nous tomber sur le pif dans 2 minutes, et puis la vitrine vendeuse qui sent bon. Mauricette n’a même pas lu la carte avant, c’est vous dire son état d’excitation. Je ne l’avais pas vue dans cet état depuis le dernier concert d’Hervé Villard, voyez un peu. A l’intérieur, ça ne sent rien, constat toujours curieux quand on entre dans un restaurant. Un coin boutique avec vitrine réfrigérée et des plats dans des barquettes. Pas rassurant. Plus loin, une marche pour atteindre le coin restaurant. Le patron est amical, presque jovial. L’ardoise: 4 entrées à 12€ dont salade de chèvre au basilic, soupe de poisson… 4 plats à 14€ et 2 à 16€ dont entrecôte-frites, pied et paquets maison, et un St-Pierre en bourride.

Desserts et fromages à 6€. La dame au chapeau vert redescendue sur terre en chantant « Capri c’est fini » tente « cannelloni ricotta, épinard et salade verte ». Comme des lasagnes, farce fade: la riccota, si tu ne la bouscules pas un peu… Concentré de tomates correct, mais non cuisiné maison. « Bonne vinaigrette de la salade » conclut-elle avant de dire 13/20. Belle « escalope de veau milanaise » à l’œil. En bouche, moins. Panure sombre qui se décolle, traumatisée par le multi-réchauffage, viande archi-cuite presque noire: les limites d’une pré-cuisson. Spaghettis bien cuits, coulis de tomates comme celui de Mauricette pour ses lasagnes, rouge vif. Le simili-parmesan râpé amené est éventé depuis belle lurette, s’il s’agit de parmesan. 12/20. 14€ chacun de nos plats: une Italie chère pour le plaisir donné.

Belle surprise partielle avec le « baba au Rhum » qui semble être fait ici, un parallélépipède bien imbibé qui nous change des cylindres trop sec vendus 10€ par ailleurs. 13/20 et 6€. En lui exposant la problématique de la pré-cuisson de mon escalope qu’il ne niera pas, le patelin taulier sur la défensive me signale avec fierté être dans le guide du Routard. Ah ben alors, ça change tout. Quand je vous disais que la boutique sentait les années 70. Ah oui: attestation d’excellence TripAdvisor! Poufpouf!