La Salle A Manger

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Le cours Julien. Un restaurant affublé d’un sobriquet à résonnance traditionnelle bien français d’chez-nous tenu par un charmant couple avec bébé-poussette dans la boutique.

Les spécialités y seraient italiennes! Pas plus de six pizzas annoncées comme napolitaines de 6,9€ à 15€, des « tapas » venus tout droit d’Italie (tant pis pour le « fait maison »), 7 pâtes de 9,9€ à 19€, 5 salades, 2 viandes dont une milanaise… de poulet, 2 plats au four: lasagnes et aubergines-mozza. Le plus compliqué lors d’un déjeuner en solo, c’est de choisir pour se faire une idée précise. Par chance j’ai pu gouter un bout de pizza, suffisant pour se faire un avis: elle est maitrisée! Un extrait de la « verde »: coulis de tomates San Marzano (elle revient à la mode), pesto verde, tomates confites, et après cuisson une burrata (oui, c’est ça: la crémeuse) et un peu de roquette. Très bien. 15/20 pour 13,5€.

Les pâtes carbonara sur le marché, c’est souvent la rigolade. Celles d’ici sont académiques. C’est-à-dire? Tout est dans l’intitulé: « carbo: la vera ricetta de la pancetta de bœuf, parmigiano, œuf et basta ». Vous savez traduire sans aide? Bien… Je peux donc manger! Linguines al dente, pâtes qui collent un peu mais rien de trop gênant pour le plaisir. J’ai fait mon devoir (presque) jusqu’au bout: la portion est généreuse! 14,5/20 et 14€. Le couple est souriant, elle en salle et lui au four avec un apprenti. Le café est pensé italien. Le bon pain est vraiment une rareté.

Au moins autant que les propriétaires: impossible de les contacter pour glaner des éclaircissements complémentaires sur la maison pour mener à bien ma mission d’informations. Le téléphone ne répond pas, en espérant que l’établissement n’a pas fermé précipitamment. In situ j’ai pu récupérer leurs prénoms: Faïza et Frédéric. Lui est cuisinier venu d’Alsace, et elle passe désormais plus de temps à pouponner qu’à travailler au restaurant. On sait de toute façon l’essentiel, c’est une bonne idée dans le quartier qui en manque de correctes.