La Marine Des Goudes

3.5

LA MARINE DES GOUDES restaurant à MARSEILLE - Le Bouche à OreilleEnorme panorama de première minute et grosse évolution culinaire de dernière minute. Renfort aux fourneaux de Christophe Cogneau dont on avait déjà rencontré le talent ailleurs dans la ville. Un quinqua rodé au minois de talonneur qui préfère aujourd’hui courir dans la colline plutôt qu’après les médailles. En fin de repas, on a bien causé de son CV: trop de noms célèbres pour m’en souvenir, pas pris de note. Par contre ses plats mes petits moineaux, on s’en souvient sans prendre de note. C’est gravé là. C’est à Marianne Tayeb, propriétaire depuis 2016 du lieu qu’on doit surtout notre régal du jour: elle lui a mis le grappin dessus! Découvrir et apprécier de telles assiettes dans un restaurant aussi bien né pour les sens, ça fait beaucoup d’émotions pour un seul homme au même endroit. Alors j’ai amené Mauricette: elle a les épaules larges et un sacré vécu question émoi. La moindre des obligations dans un tel lieu: le poisson sauvage est toujours de mise à « La Marine des Goudes ». Bouillabaisse et bourride font toujours des heureux, dormez en paix. Braquons nos projecteurs sur la cuisine personnelle du chef. De la saison dans le pif avec « asperges violettes, sauce tiède aux herbes ». Sauce qui joue les détachées mais qui flanque le frisson à la dame au chapeau vert: 15,5/20.

LA MARINE DES GOUDES restaurant à MARSEILLE - Le Bouche à Oreille L’œuf est à la mode! L’ « œuf mollet, chou blanc et chorizo, vinaigrette à la truffe » sort du lot. J’ai pas dit de l’eau, même ici. Les codes de la gastronomie avancent à visage découvert, copieux en prime: délicieux! 15,5/20 encore. « Bédidon, c’est bien parti! » quelle dit Mauricette. Elle poursuit avec le « quasi de veau cuit en sauteuse, jus corsé, risotto ». Risotto un peu décevant brouilleur de pistes, jolie viande surveillée sur le feu, jus puissant qui confirme le fameux saucier ainsi dépisté. 15/20. Retrouvailles avec la Grande Bleue et le « filet de mérou jaune, sauce au beurre blanc citronné ». Du vrai poisson quoi, pas du ramollo déprimé né en cage. Belle assiette et joli doigté! Le chef fait le boulot et à la fin du dressage, il se retire en silence: l’assiette ne lui appartient plus. 15,5/20. Service à l’aise dans ses baskets et totalement concerné. Mais aussi, forcément bousculé les fins de semaines aux beaux jours. Si vous êtes pressés et du genre pisse-froid jamais contents de rien, on vous attend sûrement ailleurs car de telles assiettes demandent un peu de patience, voyez-vous. Et puis en terrasse devant les pointus du port des Goudes, être pressé, c’est péché. Allez hop! Tous chez Marianne à la Marine!

LA MARINE DES GOUDES restaurant à MARSEILLE - Le Bouche à Oreille

ACCUEIL GROUPES – AUTOCAR – TERRASSE SUR LE PORT