La Maison De Celou

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LA MAISON DE CELOU restaurant à CHÂTEAUNEUF-DE-GADAGNE - Le Bouche à OreilleOn s’y plait en terrasse ouverte l’été: il dure presque toute l’année! On s’y régale le nez dans les assiettes aussi, le regard flottant sur la beauté du panorama qui déroule des Alpilles au Mont Ventoux. Il aura fallu du temps pour que dans leurs saintes tablettes, les grands guides sérieux nationaux prennent enfin en compte la redoutable prestation de Sandrine et Philippe Gouven! De notre côté avec Mauricette, on n’aura pas attendu le réveil de la bête pour siffler le rassemblement puisque nous référençons avec bonheur depuis quelques années maintenant « La Maison de Celou ». Une cuisine faite de citations, de culture, d’histoires à raconter magnifiquement mise en image et en recettes par un couple sucré-salé: Barbara Souny et Adrien Louis. Comment arrivent-ils à faire entrer dans les deux menus à 32€ et 45€ autant de bonnes choses avec autant de talent? Un mystère, même pour la dame au chapeau vert. Qui entame par « croustillant de gambas, makis de petits légumes croquants, vinaigrette wakamé ». Alors ce plat voyez, on ne le range pas dans la file indienne des banalités. Il chante l’air du temps, le produit devant, les coupes à la loupe et les saveurs d’ailleurs. Le 16,5/20 est de mise, rare.

LA MAISON DE CELOU restaurant à CHÂTEAUNEUF-DE-GADAGNE - Le Bouche à Oreille Suite d’une aussi belle vivacité: « filet de turbot vapeur, langoustine et soupe de roche, aïoli ». Visuel circulaire plus habituel, généreux dans la portion. C’est énervant comme ça parait simple parfois la cuisine. 16/20. Moi: « cappuccino de bœuf braisé et cèpes, espuma truffé » déjà essayé l’an passé. Quand vous l’aurez gouté, vous pigerez mon manque de curiosité. 15,5/20. Rendre les abats toniques et sexy, c’était pas gagné pour le cuisinier. Mission réussie avec les « ris d’agneau meunière, purée de courge, quenelle de pecorino ». Jus court, légumes croquant, purée gourmande, géométrie guiliguili. 16/20. Les desserts ne cherchent pas le strict effet visuel, comme dans les émissions de cuisine à la télé. Très beau aussi, mais ils vous collent au ciboulot longtemps après! Le « vacherin aux quetsches, espuma calisson » est un bonheur fruité, nuancé. 16/20. Avec le « poires caramélisées chocolat, ganache montée vanille » est plus dans le rentre-dedans, cherche la friction poire/chocolat, sait à qui il adresse. 16/20. Cuisine incarnée et fouillée, faite pour le (grand) plaisir. Sandrine Sancier mène la danse en salle, et nous dans des endroits pareils, on se laisse mener sans peine par le bout du nez. Un seul mot d’ordre: encore!

LA MAISON DE CELOU restaurant à CHÂTEAUNEUF-DE-GADAGNE - Le Bouche à Oreille

OUVERT À L'ANNÉE – VUE PANORAMIQUE – TERRASSE 4 SAISONS