La Galeria Del Gusto

1.5

Né début juillet 2017. Dans le quartier du Mourillon, aucun inconnu au bataillon à se fourrer sous la canine sinon lui alors bon. Faut dire qu’on est lundi. Et lundi c’est… c’est… bravo! Ravioli!

Dedans, des petits placards avec des conserves et des rayons avec quelques flacons d’Italie. Les cuisines au fond, un petit comptoir devant l’entrée mais aucune table à l’intérieur. On mange dehors. Quatre tables de camping dont la mienne, bancale. D’évidence, ça ne le dérange pas le patron italien que la table soit bancale. Il prend son temps, marche au ralenti dans ses jolies sandales. On ne peut pas dire qu’il soit antipathique, mais il n’est pas sympathique non plus, voyez. On perçoit un mélange de lassitude latente et de routine ostentatoire, comme s’il portait sa croix.

De ma chaise, impossible de lire les plats écrits sur le tableau. Quand il a (enfin) compris que je ne me lèverais pas pour lire, il a bien voulu lui faire faire un quart de tour, à son tableau. Il a peut-être soufflé, mais je n’ai pas entendu. Mais ça allait bien dans le contexte. Propositions: assemblage avec une assiette de bricoles charcutières et fruitières (14€), salade mixte 13€, portion de pizza bio 3€, pâte fraiche à emporter 8€ et « pâtes artisanales sauce arabiata » avec un verre de vin pour 13€. J’ai choisi le plus cuisiné, les « pâtes artisanales sauce arabiata ». L’assiette n’est guère copieuse et à la place du parmesan, on me met un banal râpé. Pas très grave: je mets rarement du parmesan dans les pâtes cuisinées.

La sauce tient la route et les pâtes, des gnocchetti sardes, seraient bio et fraiches. Impossible de vérifier. Le verre de vin rouge proposé fait des bulles. C’est un vin solide du genre Lambrusco. Puisqu’il me demande pourquoi je ne le bois pas, je lui réponds que je n’aime pas les vins rouges « frizzante » et qu’il pourrait prévenir! Il s’est vexé. Il a peut-être soufflé, mais je ne l’ai toujours pas entendu. Le patron préfère filer ruminer au fond de sa boutique que le client n’y connait rien. Alors au moment de payer, c’est madame qui s’y colle. Par opposition à son compagnon de route, je vous assure qu’elle n’a à aucun moment soufflé, et j’ai même vu un grand et joli sourire.