La Cabane

1.5

Le charme sudiste des rues de la vieille ville et ses vieilles pierres, ses pavés, ses croche-pied.

J’ai cru comprendre une reprise récente. Le joyeux patron-cuisinier attablé sirote une bouteille de rosé avec des amis, entre deux clients les serveuses sont assises sur la table. Terrasse à l’ombre, ouééé. Une serveuse arrive avec l’ardoise des plats. Une huitaine de 12€ à 35€. Elle me dit que ya des entrées aussi. Pas de prix, rien d’écrit. Et un plat du jour aussi, une rouille de seiches. Faut tirer les vers du nez pour connaitre les tarifs: 15€. Je me décide pour « la marmite du pêcheur ». Faut dire que la vendeuse y met du sien, argumentant comme une vendeuse de melons au mois de janvier, et que dedans ya plein de poissons et que c’est bon. M’arrive un poêlon à paella avec une soupe de poisson pas maison mais toutefois correcte (j’ai vu tellement pire).

Dedans, deux énormes gambas non décortiquées et trop cuites. 5 moules. Une petite darne de lotte. Une patate coupée en deux avec peau. Peau qui détachée dans la soupe est d’une élégance folle. Bref. 20€ le machin malgré une rouille chaude pimentée et peu aillée (tant mieux) pas faite ici et recouverte maladroitement par des croutons dans le ramequin, plouf-plouf. 10/20. Pour les desserts, c’est comme les entrées: pas de prix, rien d’écrit. Remarquez que la liste est courte: fondant au chocolat, fondant au chocolat cœur caramel, et mon choix: « crème de marron-chantilly ». La serveuse m’avoue avec honnêteté que les fondants ne sont pas « maison ». Vous auriez fait quoi vous? Sinon ne pas prendre de dessert? Arrive un récipient en verre comme pour les banana split. Voyez? Chantilly chaude. 11/20 pour 6€.

Pas de café, non merci. Pour aller faire pipi, faut passer par les cuisines, emprunter un couloir après le lavabo et sa poubelle pleine de la veille et au bout enfin, le Graal du matériel sanitaire. L’addition siouplé. Le taulier me prend pour un inspecteur du travail et se met presque au garde-à-vous quand il me tend le ticket de caisse aux normes actuelles. On rit bien dans le Var, quand l’été est là avec son affolant flot de touristes affamés et sa dépitante marée de restaurants prêts à tout pour s’assurer de passer l’hiver prochain. Jusqu’ici tout va bien.