CrÊperie CÔte Ouest

0.5

Changement de propriétaire juillet 2018.

C’est terrible d’entrer dans un établissement en se disant que ça ne pourra pas être pire qu’avant. Et puis finalement si. Terrible… j’explique! Sur la petite place centrale face à l’Office de Tourisme, emplacement pratique. La jeunesse est accueillante, vraiment aimable. Devant tant de signes encourageants, alors on commence à se décoincer du magret, à respirer plus calmement. La quinzaine de galettes, autant de crêpes, 5 salades et même un burger. Belle initiative avec l’excellent cidre artisanal proposé en bolée pour 4€, ça change des nullités habituellement imposées.

A propos de nullité, en voilà une: « la Finistère ». Andouille de Gueméné, moutarde. J’en salivais pourtant d’avance. Galette flasque, molle et sans envie. Pliée en coinçant de la moutarde en grain, pas salée du tout. Dessus 4 fines rondelles de la fameuse andouille. Pas de beurre pour rehausser l’idée. Enorme déception. 8€ et 7/20. Un peu mieux pour la « beurre-sucre » que je demande au sarrasin plutôt qu’au froment, ajoutant la souhaiter « croustillante » s’il vous plait. L’adorable patronne-serveuse transmet au cuisinier: il acquiesce. Me voilà donc heureux avec l’espoir de remonter la pente et ainsi, donner une seconde chance à ce mignon couple. Penses-tu Lulu: presque aussi molle. D’évidence, le savoir-faire est resté couché à Douarnenez où le cuisinier n’a jamais mis les pieds.

On ne s’improvise pas crêpier. Ya même des écoles pour ça si personne n’a su vous expliquer. Pour qu’elle croustille, faut mettre du beurre à la cuisson, pas seulement pousser le thermostat. Du mou encore (donc) et toujours pas salé. Insupportable radinerie en beurre ½ sel. On n’est pas en Bretagne mais dans une pharmacie au rayon homéopathie. L’étape supérieure, c’est de les faire à l’huile d’olive. Sûr qu’au niveau du coeff’ le comptable va faire risette. Mais le client fait la gueule! Bref! 10/20 l’étouffe-chrétien, pour être gentil. Bon allez. Une formation un peu sérieuse et ça devrait (re) partir du bon pied. On sera les premiers heureux d’une éventuelle remise en question!