Comme Chez Moi

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Le coin est un peu curieux, d’ailleurs ce bâtiment moderne tout en longueur dénote avec l’idée bucolique qu’on se fait du Luberon.

Mais s’y déroule régulièrement un marché paysan réputé: ça vous fera une deuxième occasion de vous pointer les crocs à Maubec. Alors j’ai poussé la porte d’ici et bien vite pigé que la notion de restaurant tels que les codes du genre la définisse, serait approximative. Oui, on y mange plutôt bien mais c’est franchement court de la proposition. En même temps, c’est « Comme Chez Moi ». On peut pas dire qu’on savait pas, c’est écrit d’ssus. Trois ou quatre plats, et plus de « boulets liégeois » en stock par Sainte-Gudule! Je bifurque alors sur « escavèche ». Non, pas de faute de frappe.

Il s’agit de poisson (en l’occurrence ici de la Roussette) qui se déguste froid dans une marinade de vinaigre, oignons et citron. C’est rigolo mais costaud du PH. Servi avec… des frites fraiches! Impeccables! A la graisse de bœuf! Ya pas mieux mon n’veu! Par contre, ya plus mauvais et c’est plus cher! 14/20! Sucré? Un « tiramisu au café ». Un vrai quoi. Avec des brisures de spéculos sur le chapeau: 14/20. 17€ la formule reste correcte d’autant que le pain est de qualité. Par contre, 3€ la SanPé 50cl en bouteille plastique, c’est exagéré. Vaut mieux ajouter des pesetas pour se siroter bière parmi la trentaine (belges ou pas) référencées par Laurence Vercammen.

Et tant d’autres choses gourmandes dans tous les coins de la boutique. Car plus que dans un strict restaurant, j’ai déjeuné dans une jolie boutique, une épicerie fine de produits (surtout) belges. Chocolats, biscuits, thés, confiseries, liqueurs etc. C’est joli aux mirettes et chaleureux dans le propos, ce qui nous change de l’autochtone restaurateur blasé de tout qui se plaint tout le temps parce que ya trop de charges et qu’on ne trouve pas de personnel qui veut travailler gratuitement et que les gens n’ont plus d’argent et que c’était mieux avant. Bref! Faut dire que son sourire c’est un peu le soleil à la charmante patronne: on l’appelle Lolo. Dans sa maison du Luberon, elle fait comme chez elle et vous vous sentez un peu comme chez vous sauf que ça s’appelle « Comme Chez Moi ».