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Cette critique n'est (peut-être!) plus d’actualité!

Brasserie D3

Je m’attendais à pire vu les curieux échos concernant les nouveaux tauliers.

Alors bien sûr qu’il ne s’agit que d’une « brasserie », mais nombre de restaurants devraient prendre modèle. A midi-dix, ça bouchonne déjà et le proprio est dépassé. Le problème, c’est qu’il accueille aimablement mais comme la salle est immense et qu’il accompagne le client à sa table en papotant, ça fait longuet du chrono. Alors on attend. Faudrait qu’ils soient deux, a minima. Bref! Plat du jour à 11,90€ sur lequel nous sommes nombreux à nous précipiter: « filet mignon, écrasé de pomme de terre ». Faut dire que les tarifs de la carte refroidissent un poil pour un restaurant du midi: salades au dessus des 15€, comme les tartares, comme les pâtes. Viandes et poissons de 16,80€ à 24,90€.

Revenons à nos moutons et au filet-mignon: l’assiette est… mignonne. Creuse et blanche, belle présentation circulaire avec un peu de cosmétique herbacé. Ça gratte le bout de chandelle: trois misérables fractions de viande beaucoup trop cuite, dure et sèche. Du genre qu’elle patiente sur la plaque depuis un bon moment en attendant son heure de gloire. En plus, la sauce ressemble à une soupe surchargée en fond de veau. Manque de sel dans la purée et croyez-moi: je ne suis pas un affolé de la salière. 12/20. Le personnel et la direction échangent beaucoup, discutent beaucoup, entre lui ou avec le client. J’entends à 12h45 que « ya plus de plat du jour ». Faut dire que l’affamé s’empile sec autour des tables.

Bel effort avec le dessert du jour baptisé: « millefeuille de crêpes aux marrons ». Millefeuille est très exagéré puisqu’elles sont deux grandes comme des sous-tasse à café, les crêpes: une dessus, une dessous. Entre, une délicieuse mousse à base de crème de marron. Je me suis régalé et ça appelait le café. 14,5/20. Café qui fut bon. 17,5€ au total pour un midi. Prestation plutôt honnête et même sincère (n’ayons pas peur des mots) qui répond à une véritable attente, mais qui manque un peu d’organisation et de nervosité professionnelle pour espérer s’attirer la clientèle de restaurant dite « traditionnelle ». Au cas où: avenir certain dans un coin où tirer vers le bas est le credo!