Bistro La Fontaine

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On est revenu, comme on nous l’avait suggéré.

Forcément: même s’il s’agit d’un lieu commun: on a plutôt horreur de l’injustice. Alors comme l’espoir est toujours permis, on a payé le gasoil, le parcmètre, le repas, pris du temps sur notre journée déjà bien remplie pour revenir déjeuner puis écrire l’article. Je ne me plains pas, mais si j’aurais su, j’aurais pas revenu. Je sors le même article à peu près que mon 1er repas ici. Madame est toujours aussi souriante, et monsieur fait toujours probablement de son mieux. Toujours la formule du midi à 12,90€ mais le pain est devenu meilleur.

A la carte, j’ai pris une « escalope de veau au gorgonzola » en délaissant la formule du jour, histoire de donner une chance supplémentaire pour le bilan final. Oui, je suis comme ça. C’est mon côté utopique d’ancien scout que je n’ai pourtant jamais été. Enfin bon. La viande est très correcte, la trop abondante sauce très gélatineuse, coin salade. Et puis les frites qu’on m’a promis « fraiches » de vive voix (c’est d’ailleurs indiqué sur la carte), ce sont des frites congelées, du genre « allumette ».

C’est quand même complètement ridicule de faire un tel mensonge de camelot. J’ai rien contre les frites surgelées, j’ai beaucoup contre le mensonge. L’obsession de dissimulation est signifiante comme cause mon psy. Surtout dans une petite boutique charmante avec terrasse romantique en centre-ville. 11/20 pour 17€ quand même. Bref! J’ai pris un café puis levé le camp dans la foulée, merci au revoir. Faudrait peut-être arrêter de prendre les gens pour des imbéciles.