Le Bistro De Mary

1.5

Repris et rebaptisé en 2015, le seul dans le village ouvert en cette saison.

Dedans c’est très joli, rénové de frais dans un esprit chaleureux, briques et bois. La dame de l’accueil est vraiment souriante, le jeune homme grand costaud et barbu qui vient parfois, aussi. Tous deux viennent régulièrement me demander pendant le repas si « ça se passe bien? ». Que voulez-vous que je leur dise. Non? Entendraient-ils ma déconvenue? Mais commençons par le début. Un menu à 21€ le midi. Entrées à 13€ et 18€, plats de 17€ à 29€, desserts 6€ le midi en semaine et curieusement, 8€ le reste du temps.

« Onglet de veau sauce forestière ». J’apprécie grandement ce morceau de viande, curieusement assez rare au restaurant. L’avenante dame du service me survend la sauce (bravo, excellent choix etc), et encore plus les patates sautées, allant jusqu’à mimer le coup de poignet du cuisinier qui tient la poêle. J’en salivais mais je ne m’appelle pourtant pas Jean. L’assiette arrive généreuse, morceau de viande coupé en quatre dont deux immangeables tant ils sont gras. En plus, viande non taillée dans le sens des fibres. Les « patates sautées » sont fraiches, mais pas sautées puisque passées à la friteuse. Insupportable cette dérive mensongère. L’ensemble baigne dans une sauce chargée en fond de veau en poudre, terne et non assaisonnée, des bouts de champignons secs travaillés à la va-vite, comme le reste. La direction voudrait faire croire au client à une cuisine traditionnelle alléchante par l’intitulé. Elle est bâclée dans la réalisation, triste, démoralisante. Quelques bouts de légumes décongelés confirment le constat: 8/20. Pour 19€ quand même.

L’excellent café console, mais j’ai évité le dessert. Le pain a un certain potentiel mais est très mou. Bref! Cher pour ce que c’est, mais ça ne le serait pas si c’était bon. Vous me suivez? Voilà: un peu comme une cuisine des années 70 dépassée par le nombre de plats (près de 20 proposés) et qui mouline pour sauver les apparences en usant abondamment de trucs des années 2000. Raté, on voit tout. C’est quand même ballot de s’être appliqué sur tout… sauf la cuisine. Ce qui est un peu embêtant pour un restaurant. Notez toutefois qu’on peut s’y rendre en avion vu que La Môle bénéficie de son aéroport international du Golfe de Saint-Tropez.