Auberge De L’Amandin

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C’est un peu perdu dans la pampa, mais on y est bien!

Un oasis de verdure avec piscine, terrasse, tranquillité et parking ombragé. Faudra voir cet hiver mais l’intérieur donne plutôt envie de déjeuner dehors malgré les serviettes en tissu qui réconfortent. Vraisemblablement « pas du métier », la serveuse sourit: ça compense. Et puis on m’a dit que le cuisinier était basque. Le menu à 19€ propose des petits poivrons farcis à la brandade, mais aussi du… pâté en croûte! Sans illusions, je demande à la serveuse « c’est le chef qui le fait? ». Elle rit et me répond « je sais pas, j’ai pas demandé ». Bon. Dans le menu à 29€, une des deux entrées est « croustillant de chèvre aux abricots ». Une feuille de brick grassouillette pliée en 8 avec dedans le fromage fondu et l’abricot confit. C’est aussi simple que bon malgré le balsamique qui pollue, un classique de la peur du vide des assiettes. 13/20.

« Pluma de cochon noir », fameux morceau de viande! On le voit moins que voilà 3 ou 4 ans! Surtout, faut la manger saignante! Un bonheur! L’assiette arrive: fines escalopes de la viande grillée, jus court. Pour le saignant, c’est loupé. J’ai tout mangé quand même, certes un peu frustré. Garniture de légumes frais, demie-aubergine confite (excellente huile d’olive), un peu de courgette et de chou rouge poêlés, une petite purée de racines beurrée, des pois gourmands alignés comme à l’armée trop cuits. La présentation gagnerait à plus de sobriété en restant dans sa catégorie de gentillette cuisine traditionnelle. 13/20. Comme pour me contredire, le dessert est extra! « pêches rôties à la menthe »! Une merveille de fraicheur estivale! Deux belles pêches pelées, ouvertes et dénoyautées trempent dans un jus peu sucré, une escadrille de baies.

En plein milieu de ma dégustation, la serveuse me demande « vous voulez un café? ». Nul. Pressée que je parte? 15/20. Pour un menu vendu quand même 29€ le rapport qualité-prix est court sur pattes. L’addition restera un grand moment d’affolement de l’équipe. Avec ma dégaine de contrôleur des impôts, quand j’ai demandé une note avec la TVA, toute l’équipe (3) est partie avec ma CB 5 bonnes minutes, je ne les ai plus vus. La serveuse revient finalement à ma table avec une note manuelle puis un moment après, avec une note informatique « duplicata » avec la TVA. Alors que je levais le camp, le patron absent jusqu’alors arrive dans le restaurant! J’aurais bien échangé avec lui devant un verre d’Irouléguy, mais monsieur est vraiment très occupé, probablement très pris. La tradition basque se perd.