Au Fou Du Roy

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Une crêperie dont on m’avait soutenu mordicus que les tauliers avaient changé et ben non, Philémon.

Je m’en doutais remarquez. In situ, la philosophie de la maison se montre inchangée depuis la dernière fois. La pagaille dans la boutique avec des vestes et de la paperasse sur les tables et puis surtout, toujours la tronche. Oui la serveuse fait dans le minimum syndical, mais la direction est ailleurs. Où rêve peut-être d’y être. Autant de non-sympathie dans un restaurant force le respect, du grand rare. Je ne vais donc pas réitérer mes remarques de mon test précédent, mais pourquoi s’embêter tant que le chaland passe à la caisse? Nous, on n’est pas des romantiques, on a un loyer et des charges, alors votre histoire qu’il faudrait soi-disant sourire et être aimable avec le client, on s’en tape.

Quoique lorsqu’à la fin on paye au comptoir, le monsieur il est bien content, par contre. Enfin bon. L’amusant, c’est la cuisinière. Quand elle sort de derrière, elle fait des grands sourires et dit bonjour au client! Faudrait mettre les villes à la campagne et les cuisiniers en salle! Bref! Comme souvent, je ne déroge pas à ma règle avec la « complète »! Jambon blanc correct, œuf, emmenthal. Comme la dernière fois, du beurre sur un coin de la galette pliée au carré, mais en quantité homéopathique. Manque de sel flagrant dans la pâte. J’en gardais un meilleur souvenir: 8€ et 11/20.

Pas de dessert. Et puis quoi encore. Pas de café non plus. Manquerait plus que ça. Mais une bolée de cidre éventé et sans bulle, 20cl et 3,3€. Faudra pas s’étonner que « les gens y zont plus d’argent » avec ce genre de prestation. Faudra pas s’étonner non plus qu’avec un tel accueil, les gens préfèrent aller se cailler le croupion en Bretagne pour y manger des galettes et des crêpes. Paye, ferme-là et je souris si je veux, personne ne t’oblige à entrer dans ma boutique. « Devezh mat, ken ur wech all » comme on dit du côté de Douarnenez! (bonne journée, à la prochaine)