Au Bien-Être

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Endroit épatant d’isolement hors du temps, hôtel-restaurant noyé dans le vert qu’on rejoint en se faufilant dans une voie biscornue du genre qu’on se dit « on a dû se tromper » à chaque mètre si on n’est jamais venu!

Phrase longue hein? Oui, comme le chemin. Bref! Grande terrasse ombragée toute en longueur l’été, intérieur cheminée dans un cadre soigné un peu désuet, nappages et rideaux blanc cassé et lie de vin. Patron-serveur particulièrement avenant, presque joyeux. Parfait! Mauricette était parfaitement à son aise jusqu’à lecture de la carte, pas donnée. Ce qui ne veut rien dire tant qu’on n’a pas mangé. Et on a mangé. Cuisine traditionnelle simple indiscutablement élaborée avec des produits frais. Pour autant, rien ne justifient de tels tarifs: menus 29€ et 39€. Même dans un tel environnement et avec des serviettes en tissu. La formule à 23€ est tirée du menu à 29€. Agréable entrée avec « la salade fraicheur parfumée à l’estragon, son Lucullus de lapin ». Légumes frais qui pètent la forme et estragon délicat. Lamelles de lapin et bouts de carotte en gelée, une tranche. Joli et bon. 14,5/20. Moins intéressant malgré l’excellente purée de pomme de terre et les dés de légumes frais, « le suprême de volaille poêlé au pesto ». Un blanc de dinde poêlé et grossier, coupé en deux dans sa longueur. On fera deux parts avec. Cantoche. 13/20.

Un flutiau mignon: « le croustillant de fromage de chèvre et de miel de Provence » de Mauricette. Posé sur une saine verdure. Dedans, un excellent fromage avec… du poivron rouge. Plein. Faudrait prévenir le client. C’est compliqué le poivron. 13/20 après dépiautage. Le serveur retire nos assiettes, et un peu gêné remarque le rejet du poivron. Mauricette, toujours bienveillante sauf quand elle se met en colère, lui glisse « vous pouviez pas savoir que je ne digère pas le poivron ». 15 minutes plus tard, le serveur lui amène « le cabillaud en crumble d’amandes et olives vertes ». Poisson frais bien cuisiné avec notamment… une brunoise de poivrons rouges crus! Le genre qu’on peut éviter de mettre à la dernière minute… si consigne transmise aux cuisines! Penses-tu Lulu! On s’en tape! 13/20 contrarié. Du coup, on a décidé de ne pas prendre de desserts. Juste un café. Vendu 3€. Bing dans le nourrain! Demandé court et amené long! D’un coup, on se croirait dans un piège à touristes sur la côte! Eau gazeuse à 7€ la bouteille! Paf! Cuisine simple et bien trop chère pour le niveau. Un loupé.