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TVA, CETTE VIEILLE RENGAINE
Les restaurateurs ont une particularité, ils sont les seuls citoyens
suradministrés qui paient 14 % d'impôts supplémentaires par rapport aux
autres catégories commerciales toutes confondues. Au lieu d'être fier de
cette anomalie "imposée" par tous les gouvernements successifs, toutes
tendances, voilà qu'ils font la fine bouche ! Historiquement, la naissance
de cette bizarerie m'est inconnue. Je pense que le premier gouvernement à
prendre cette intéressante décision pour les caisses de l'état devait penser
que ces gens gagnaient des mille et des cents tous les jours et qu'ainsi,
ils rendaient une sorte de justice. Ou bien est-ce l'idée sous-jacente que
le restaurateur de base est un resquilleur né et patenté, qu'il met plus de
black dans la poche que le plus malandrin des malandrins ! Ainsi le fisc
récupèrerait une partie de ses billes et le tour est joué. Ce procédé peu
orthodoxe pouvait avoir sa justification, il y a 20 ans, si on peut lui
trouver une justification. Aujourd'hui, le plus commun des mortels paie son
repas avec sa carte bleue qui oblige à un enregistrement comptable, donc
fiscal. Mais comme toujours en France, le provisoire dure, perdure et même
s'éternise. Cet impôt supplémentaire rapporte des milliards à l'état et
l'heure n'est pas aux cadeaux fiscaux. Le moment est donc mal choisi dans un
contexte difficile de déficit budgétaire pour abolir une recette
indispensable. En conclusion, cet impôt injuste et incongru aide tous ces
gouvernements incapables de réduire le déficit budgétaite, sans toutefois y
arriver. Pourtant si ma mémoire ne me joue pas des tours, les promesses
électorales de Chirac pendant la campagne pour les présidentielles pour
s'attirer les voix du peuple des nombreux toqués patrons s'engageaient comme
il est de coutume de ramener cette maudite TVA à 5,5 %. Au même taux que
ses petits copains des fast-food, juste pour égaliser les chances et surtout
ne pas subir sur les prix, une concurrence déloyale. Mais voilà, une fois
élu, Bruxelles traîne les pieds et annonce qu'elle va étudier le problème.
Puis elle dit que techniquement ce sera long avant de mettre en place une
telle réduction. C'est formidable mais quand on doit augmenter tout va très
vite, la technique s'adapte. C'est un des aspect mystérieux de la technique
! Elle ne supporte pas la baisse ! Et Puis Bruxelles a donné son accord de
principe pour janvier 2004 ! Neanmoins, un hic se faufile au milieu de
l'acceptation, il faut l'accord des autres membres de la communauté. A quoi
peut bien servir Bruxelles ! Donc, pour début 2004, c'est rapé ! Et Ainsi le
tour est joué ! c'est plus mon problème ! Voyez ça avec les instances
concernées ! Chacun son rôle, moi ce sont les promesses, les autres de voir
si elles sont applicables ! On pourrait imaginer ce genre de réponse d'un
homme politique qui a rarement tenu ses engagements pré-électoraux.
Toutefois, il nous apparaît que la moindre des probités eut été de consulter
tout ce beau monde, états membres, technocrates décideurs avant d'annoncer
des mesures favorables à la profession dans le seul but de récupérer leur
bulletin de vote. Aux dernières informations, on est dans le flou total. Et
même pas un flou artistique !
Paul Bianco
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