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L'AFFAIRE SENDERENS
UN PRETE POUR UN RENDU !
Je lis dans ma bible quotidienne, Var-matin, "Senderens rend ses étoiles..."
est-ce à dire qu'il s'en était mis trois, tout seul comme un grand, sans la
permission de personne ? étonnant non ! Nous, on croyait benoîtement que le
dernier rempart contre le pouvoir autocratique et dictatorial d'un quarteron
de grands chefs restait le Miche. Mais voilà qu'on apprend que Senderens ne
veut plus de ses étoiles encombrantes comme si le guide devenait tout à coup
pestiféré, comme s'il n'existait pas, comme si le guide attendait les
ordres, le doigt sur la couture, du célèbre chef du Lucas Carton. Un chef
n'a rien à imposer à un guide, qui lui, par essence, doit faire son boulot,
tester, rendre compte sans tenir compte de l'avis du concerné. Ben non ! ça
ne se passe pas comme ça dans les sphères des guides et de la drôle de
cuisine. On attend les consignes du Suzerain, son imprimatur et question
étoiles, il n'y a pas de problèmes, on on n'a pas encore de planche à
billets mais on a la planche à étoiles et pour ceux qui n'en veulent plus,
la déchetterie est juste à côté, il suffit de dire. Combien vous en voulez ?
attention, ça marche par trois ! au delà, il faudra monter un deuxième
établissement ou un troisième, genre Ducasse. Non, aujourd'hui vous me les
reprenez, je n'en veux plus ! Il est vrai que le Miche est un peu passé de
mode, avec toutes les affaires tordues qu'il s'est coltiné depuis deux ans.
Il y a d'abord eu l'affaire du livre d'un ancien inspecteur du guide :
"l'inspecteur se met à table" qui porte sur la place publique les drôles de
méthode du miche qu'on dénonce depuis plus d'une décennie. Personne nous
prenait au sérieux. Y a eu cette affaire d'un établissement référencé alors
qu'il n'était pas ouvert. Ça fait désordre pour une bible. et la dernière se
passe à Ostende pour les mêmes raisons. Pour ceux qui en doutaient encore,
le Miche n'est pas celui que vous croyez, il ne teste pas toutes les tables
qu'il référence. Dans "l'inspecteur se met à table", l'auteur avoue qu'ils
ne sont que cinq et non une centaine et qu'ils visitent les cuisines de neuf
établissements et qu'ils testent une seule table quotidiennement, ce qui
revient à dire que 90% des adresses ne sont pas testées. Un record monsieur
Paul Bianco
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