|
PAS D'ACCORD !
COPINAGE SANS RETENUE !
On n'avait pas prévu ce matraquage de mails qui nous accablent
quotidiennement. Nous ne nous en plaignons pas, bien au contraire, mais nous
ne sommes pas armés pour gérer ce volume de questions posées. Et
l'indignation de certains signataires. Chacun y va de son grain de sel.
Normal, on est en France. Il est dans la culture du Gaulois de rouspéter et
de ne pas être d'accord ! quoi de plus légitime dans une démocratie qui se
respecte et peuplée de démocrates écorchés vifs ! Chez ces écorchés vifs y a
aussi une pratique très répandue qu'on nomme communément le copinage.
Ceux-là ont l'épiderme sensible dès qu'on touche à leur pote ! ils ont
aussitôt le mail facile ! et assassin ! Tous refont leur guide en nous
écrivant. Quelques exemples. Monsieur Paul Bensousan, président du syndicat
des mareyeurs de la Côte Emeraude s'insurge contre le texte sur le Noah à
Bandol. Il écrit : "fournisseurs des plus grands restaurateurs parisiens
depuis 22 ans (on est bien content pour lui), je ne suis pas d'accord sur la
critique du restaurant le Noah à Bandol pour y avoir été manger à plusieurs
reprises durant l'été 2004. J'ai mangé du poisson et des légumes très frais
contrairement à ce que vous avez écrit dans votre journal. Il est préférable
de ne rien dire (toujours ne rien dire ! c'est le credo des gens qui
défendent les incompétents !) que vouloir salir (pourquoi salir ! on ne veut
rien salir nous ! on veut simplement rendre compte) des jeunes gens qui ont
du talent (ils ont dû le cacher ce jour là !) en racontant n'importe quoi.
Je pense (parce qu'en plus il pense) que vous devriez songer à ne plus
recruter vos visiteurs à L'ANPE". Désolé, mais nous recrutons nous mêmes et
nous ne sommes que deux à "visiter". Mais à constater la justesse du propos
de Paul Bensoussan, on devrait l'embaucher ! Voilà un exemple type du
mécontent au parti pris évident. Il donne son avis comme s'il détenait la
vérité en nous agressant. De toute évidence, il a un intérêt occulte à
plaider pour le Noah.
RETOUR A LA TERRE
Un autre, Ollivier Nicolas de Lamanon, est consterné par l'article paru sur
la "ferme du château" du côté de Salon. Nos commentaires sont intolérables
écrit-il. "Ce restaurant est un des meilleurs (si ce n'est le meilleur) de
la région salonnaise, j'en veux pour preuve le nombre de personnes qui le
fréquentent régulièrement et qui en sont apparemment très satisfaites
(Apparemment simplement). Ces plats sont excellents, très copieux et en
aucun cas surgelés". Il en sait des choses ! Plus loin il écrit encore : "De
plus, comme tout le monde le sait, (nous compris) dans les morilles, il y a
parfois de la terre. C'est normal ça pousse sous la terre". Raison de plus
pour bien les laver ! en manger à La Ferme du Château, c'est le retour à la
terre ! Ils en ont même fait une spécialité : "les morilles à la terre".
L'inconvénient c'est qu'en les mangeant ça craque sous les dents. On ne le
sait pourtant pas mais on a l'insigne honneur de déguster une spécialité
très maison. On ne devrait pas se plaindre. Et voici la fin qui se veut
comme une menace pas voilée du tout, que je vous livre in extenso avec ses
fautes d'orthographe, de grammaire, de syntaxe et d'incompréhension : "Je
tient à vous dire que votre article n'est pas digne de celui d'un
connaisseur (lui, on vient de l'apprendre, c'est un connaisseur) de bonnes
table (il met bonnes au pluriel mais table au singulier, on se demande
pourquoi). Ainsi je compte bien soutenir l'image de cet établissement, et
descendre en flèche celle du votre (d'un coup l'image s'écrit au masculin)
comme vous venez de le faire en publiant sur le Net votre article". Merci
pour la pub ! Voilà le genre d'imbécillités dont nous sommes affublés
quotidiennement et qui sont, comme tout le monde l'aura compris, parties
prenantes dans les affaires citées. On pourrait en donner des centaines
d'autres d'exemples aussi téléguidés, clownesques et ridicules. Mais on ne
va pas vous ennuyer plus que ça ! Pourtant, soyons clairs et francs, si ça
devait cesser du jour au lendemain ces mails reçus sous forme de critiques,
on serait très malheureux.
POSTULANTS DE CHOC !
Et puis y a des gabarits qui postulent sans avoir l'air, dans l'espoir de
manger à l'oeil et de mener une vie de rêve alors que nous, nous avons la
certitude que notre métier ressemble fort, en plus doux, au calvaire d'une
oie. La postulante Françoise de l'Oasis écrit : "j'habite Grimaud et je ne
trouve que Riton sur votre site : pour illustrer la gastronomie locale y a
pas mieux. D'abord, il n'est pas dans nos intentions d'illustrer la
gastronomie locale mais simplement d'informer et ensuite nous couvrons cinq
départements, donc des milliers de restaurants à tester. On continue !
"pourquoi avez-vous testé si peu des restaurants dans notre coin ? (y en a
tant que ça !) "le Mûrier : top !" Si vous étiez une assidue du BAO, vous
auriez pu lire notre compte rendu sur le Mûrier. On est resté sur notre
faim. "Les Santons : encore une bonne adresse ! (pas pour nous) déjà vu et
publié un test y a quelques années. Faut demander avant d'écrire n'importe
quoi ! surtout quand on postule pour un canard pas laquais du tout !
"cherchez-vous des testeurs ?" Oui mais pas dans votre genre ! "avec mon
mari, on est gourmand gourmet... et on teste de toute façon..." montez donc
un guide ! vous pourrez l'appeler GAG, c'est-à-dire guide à gourmets. Ou à
gogos. C'est simplement une suggestion.
Paul Bianco
|