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Jacques Gantié et Claude Lebey sortent leurs guides !
Copains en promo et critiques de restos :
LES MARIAGES DU FIGARO
Les lecteurs du Figaro et de ses multiples dérivés hebdomadaires connaissent
et apprécient sans doute François Simon : il déroule ses critiques
gastronomiques, semaines après semaines. Elles sont très bien écrites, gros
talent de plume. Celui qui me paraissait jusqu'alors un modèle de culture et
d'indépendance d'esprit affichera à l'approche de l'été de bien décevantes
connivences avec deux de ses confrères. Belote ! Le 8 juin 2004 dans sa
rubrique "croque notes", le bonhomme encense "le guide Gantié". Pas de
problèmes, même s'il caresse le pavé annuel du plumitif cumulard du groupe
Nice Matin (rubrique politique, culture, économie, gastronomie, hommages
divers et variés, nécrologie...). Extraits : "grosso modo, il n'y a rien à
redire de ses analyses" ou encore "c'est en fait le bon guide de l'année".
Rien que ça. Le problème est que François Simon ne sort que trop rarement de
Paris pour taquiner de la fourchette. Au mieux, il se cale l'appétit à un
jet de cerise au delà du périph'. Alors aller grignoter sur "la côte" ou "en
Provence", vous pensez *! Mon copain Gantié le dit, donc c'est vrai ! Pas la
peine de vérifier ! On connaissait l'ambition de Gantié de se croire
l'antichambre des futurs élus du Michelin, on sait désormais qu'il n'est
qu'un sous-Simon provincial. Figaroscope du 23 juin 2004 : rebelote !
François Simon "allume" un restaurant parisien (Le Carpaccio) ! Pourtant il
fait ce commentaire : "les guides sont unanimes pour célébrer sa qualité
(celle du Carpaccio NDLR), même le sérieux guide Lebey des restaurants
italiens le propulse au premier rang de la ville". Incroyable ! Hého ! Si
vous trouvez pas bon m'sieur Simon, comment pouvez-vous penser le guide
Lebey sérieux ? Il porte une cravate ? Il est abonné au Fig-Mag ? Ya comme
un noyau dans la mayo ! Contradiction ! Flagrant délit de copinage aveugle !
Claude Lebey, chroniqueur gastronomique depuis 68 : 11 d'Express, 4 ans chez
Go et Millo, Paris Match...Il faut aussi savoir que Gantié quant à lui, est
un pur produit de l'Ecole de journalisme de Paris. Le genre de
boutique-moule qui développe plus l'aptitude à créer et utiliser les réseaux
qu'à développer réflexion et pensée personnelle (ceux qui en sortent sont
pourtant bien convaincus du contraire !). Qu'est-ce qu'on dit à François
Simon, messieurs Gantié et Lebey ? Merci pour la pub, on dit !
*On se souvient pourtant avec bonheur de quelques critiques comme celle du
restaurant Prévot, à Cavaillon !
Olivier Gros
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