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STEPHANE LELIEVRE
CHAPEAU L'ARTISTE !
Dans notre rédaction s'est toujours posée la question des accointances de
Lelièvre avec les médias. Comment se débrouille-t-il pour devenir le sujet
principal dès qu'un reportage sur la gastronomie passe sur antenne 2 ou FR3.
On le voit sur le petit écran en tenue de cuistot manipuler des produits,
donner des cours, expliquer telle recette dans ses cuisines, on le voit sur
le marché de Toulon acheter des légumes, bref comme si c'était Robuchon.
L'entregent de Lelièvre, on le connaissait, mais là en cette fin d'année
2004, être choisi sur le plan national alors qu'il existe au bas mot des
dizaines de milliers de chefs pleins de talent, c'est plus que de
l'entregent ! Moi, ça me laisse rêveur. Y a un truc comme dit l'autre ! en
terme de publicité, l'opération vaut de l'or. Une fortune ! un joli coup de
pousse de la télé pulbique. On ne se scandaliserait pas si le sieur Lelièvre
avait du talent. Malheureusement, non seulement il n'a aucun talent de
cuisinier mais il n'y comprend rien. S'il comprend quelque chose et on lui
accorde cette qualité, c'est qu'il est très fort en matère de communication.
Car faire le savant des fourneaux devant la caméra sans comprendre rien de
rien ni connaître ses gammes, ça tourne à l'exploit ! chapeau l'artiste !
De ce côté là, il a tout compris. Il a compris également que bien cusiner
n'est pas le plus important. Le plus important pour un restaurateur qui veut
réussir, c'est d'être médiatique. Avec le concours des médias, il sait très
bien qu'il peut se permettre bien des choses et jouer à guichet fermé. Pour
cela on lui demande simplement de jouer au grand chef et de ne pas avoir
peur de prendre la pose.
Paul Bianco
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