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Idée en l'air, idée pas claire :
"MAITRE-RESTAURATEUR" : UNE CHANCE POUR LA FRANCE !
Le secrétaire d'Etat aux PME, au commerce et à la consommation Renaud
Dutreil a indiqué lors d'un déjeuner chez Taillevent (75) courant Octobre
2003, qu'il souhaitait créer un label de "maître-restaurateur" dans le cadre
d'un plan de réforme en faveur de la filière du goût. Aïe ! Déclic. Au BàO,
rien que le terme "maître-restaurateur" nous fait peur. Parce que
voyez-vous, on connaît les "maîtres-restaurateurs varois", regroupement de
restaurateurs lancé par la chambre de commerce. En quelques mots, cette
association est composée de chefs aux talents divers, et sensée promouvoir
la gastronomie locale alors qu'au bout du compte, elle profite à une poignée
d'entre eux, facile à reconnaître. Le panel de cuisiniers s'étend donc entre
l'insignifiant culinaire total et souvent égotique, au surdoué plus discret.
Instigateurs du projet, les premiers courtisent ces derniers afin qu'ils
"adhèrent" : c'est bon pour la crédibilité. Et utile pour combler le vide du
non-discours qui caractérise ce club. Mais passons. Bravo, Monsieur Renaud
Dutreil ! Il faut créer une sorte de "label" qualité ! Mais faut-il encore
savoir qui le décerne ! Sur quels critères ? Faut un cahier des charges ! Et
du sérieux ! Mais rédigé par qui ? Par pitié, pas de délégation de missions
aux corporatismes ! Ne pas laisser la main aux commerçants ! Ni aux lobbies
de l'agroalimentaire ! Ils courent pour leur propre boutique ! L'Etat doit
s'en mêler ! Et être garant ! Et pour bien promouvoir cette idée auprès des
restaurateurs, je propose au secrétaire d'Etat si inquiet pour la
profession, de l'annoncer en même temps... que la baisse de la TVA !
Olivier Gros
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