L'OS ET L'ARÊTE – BàO 101

« LE BOUCHE A OREILLE »

COMMENT CA MARCHE?

Bien peu de monde se pose la question de savoir comment fonctionnent le Guide Rouge, le Champérard, le guide Hubert, le Gantié, le Routard, le Petit Futé et aujourd’hui Tripadvisor et La Fourchette. Seulement voilà: « Le Bouche à Oreille » est le seul guide à tester intégralement les tables qu’il évoque dans ses saintes pages, et de parler « des mauvaises et celles à éviter » sur le ton de l’impertinence. S’il attire une légitime curiosité, c’est que cette liberté de ton exaspère nos nombreux détracteurs. Vous allez rire: ce sont souvent des restaurateurs! Ou amis de. Epinglés par nos services! Forcément qu’on dérange un poil les sales habitudes qui ont cours dans le marécage des attachés de presse et des blogueurs bénis oui-oui! Expliquons une fois encore notre fonctionnement économique.

LE BOUCHE A OREILLE teste les restaurants dont il cause et paye son addition.
LE BOUCHE A OREILLE ne fait pas écrire ses critiques par les restaurateurs.
LE BOUCHE A OREILLE n’est ni un catalogue publicitaire, ni un annuaire.
LE BOUCHE A OREILLE n’appartient pas à un groupe de presse ou à une banque.
LE BOUCHE A OREILLE n’est pas sous-marin d’un Conseil Général ou d’une CCI.
LE BOUCHE A OREILLE ne bénéficie d’aucune subvention.
LE BOUCHE A OREILLE ne lèche que les sorbets et ne cire que ses propres pompes.
LE BOUCHE A OREILLE a d’autres ambitions que de vouloir plaire à tout le monde.

Oui, nous vendons aussi nos guides aux bons restaurants testés qui les achètent, s’ils le souhaitent. En l’échange de quoi ils paraissent à l’année dans not’ guide trimestriel papier informatif et sur Internet. L’argent récolté mutualisé fait tourner la machine du « Bouche à Oreille »: repas, voiture, livraison, imprimeur, personnel, dessinateurs… Le grand luxe reste de ne dépendre d’aucun annonceur institutionnel ou privé! Autrement dit, notre modèle dépend de la qualité de notre travail, et ne dépend pas de l’impôt. Contrairement aux associations de chefs comme « Gourméditerranée » dont quelques médiocres éléments tel le fanfaron Roland Schembri*: il tente de jeter l’opprobre sur notre travail en passant plus de temps sur son ordinateur à nous dénigrer que devant ses fourneaux à cuisiner. Bref! Cette association marseillaise d’inutilité publique est arrosée de subsides** privés (dont Brake et Métro) mais aussi publics, dont la ville de Marseille et le Conseil Général! Autrement dit, nous (vous aussi) finançons au moins partiellement les petits fours des gueuletons entre encartés! Et ils font la morale au « Bouche à Oreille »! Elle est pas belle la vie? Notez que des chefs de Gourméditerranée comme Mazzia, Droisneau, Le Formal ou Sapet (et d’autres) ont bénéficié d’élogieuses critiques très justifiées par nos services: on ne les a pas entendus se plaindre! Y compris de l’apport conséquent de clientèle. Mais avec les mauvais restaurateurs, c’est toujours de la faute de l’autre en général et des critiques en particulier.

Un grand classique redondant: les restaurateurs corporatistes –quand on est médiocre c’est mieux de l’être à plusieurs dans un club- nous accusent de tous les défauts du monde comme celui d’être achetable: qu’ils essayent pour voir!

Olivier Gros


* http://www.le-bouche-a-oreille.com/resto/comptoir-de-cesar/
** http://www.gourmediterranee.org/partenaires/