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Que la photo est cruelle! Avec un peu de recul sur l’épisode « Charlie Hebdo » qui entraina le 11 janvier 2015 une importante mobilisation nationale, on constate qu’un grand nombre de personnes dont on pouvait supposer qu’elles portaient haut le drapeau de la liberté d’expression sur facebook, twitter, les vitres de leur bagnole ou de leur commerce… n’ont pas tout compris à l’enjeu de la liberté d’expression. Elle doit surtout s’appliquer pour eux-mêmes, les autres à la rigueur. Par exemple, elles ne devraient tout simplement pas s’appliquer aux commerçants. L’existence même des Tribunaux de Commerce, spécificité française bien d’chez nous, fait preuve de leur intouchabilité. On peut dézinguer un peintre, un film, un chanteur, un homme politique, un curé ou un imam mais pas un commerçant même s’il nous empoisonne. Et surtout pas Monsanto, Nestlé et tous leurs amis y compris les restaurateurs… qui collent « Je suis Charlie » sur facebook, twitter, les vitres de leur bagnole ou de leur commerce. Déjà dit? Oui, mais j’aime bien répéter.

Lire la suite MAIS PAS TROP QUAND MÊME!

Le Bouche à Oreille existe depuis plus de 25 ans! Un recul qui permet la mesure de l’évolution des comportements. On constate avec amusement que si les supports évoluent, les comportements du lecteur finalement assez peu! Avec un zest de nostalgie, on se souvient que le papier avait le monopole de nos mirettes dans les années 90 et déjà, l’effronté Bouche à Oreille se lisait « sous le manteau »! Notamment par des restaurateurs ne voulant pas paraitre déloyaux devant les confrères épinglés qui lisaient aussi ce « torchon »… comme le qualifient nos élégants détracteurs! Rendez vous compte! De quel droit critiquez-vous mon dos de cabillaud décongelé trop cuit, servi avec des haricots verts en conserve à la pulpe d’ail de Chine? Bref! Le monde crispé de la sauce et du fumet était attaqué frontalement sur le terrain par un guide rigolard qui parlait de ce qu’il mange… et paye son repas! 380 par an mes cocos! Forcément, tant d’assiduité à la tâche dérange. C’est que les chefs qui se pensent intouchables parce qu’ils sont chefs n’avaient pas l’habitude qu’un vrai guide de restaurants mange au restaurant. Ou alors ce guide devait être « autorisé »! Achète moi ma plaque et je te note bien (le Petit Futé), sois « mon ami, mon frère » (Champérard) ou je te passe de 14/20 à 16/20 si tu me prends de la pub dans mon journal (Gault et Millau). Mais c’est une autre histoire…

Lire la suite « SOUS LE MANTEAU »