ÉDITO du Bouche à Oreille n°63 Sep 2007

« MOUTH TO EAR »*

« THE GOOD TABLES, THE BAD AND THE ONES TO AVOID »**

Et voilà! Nous y sommes! Fallait s’y attendre! Les critiques de restaurants du « Bouche à Oreille » à partir de dorénavant dans la langue de Shakespeare! Sur notre site web! Et uniquement! L’ambition nous chatouillait l’envie depuis un bon moment! Définitivement, nous nous déciderons à franchir le pas (de Calais) à la dissection des incroyables chiffres de fréquentation de notre site Internet! Ça n’arrête pas! A tel point qu’on se demande quand les internautes trouvent le temps d’aller au restaurant! Faut dire aussi que nous comptons parmi nos assidus lecteurs de la version papier du BàO quelques abonnés anglais. Mais aussi des suisses, pas mal de belges, un allemand… qui aime à fréquenter not’ beau pays, notre belle Provence. Et puis maintenant, le « surfeur » capte Internet à peu près partout où il pose son ordinateur portable! Le système informatique répondant au délicieux sobriquet de « WIFI » autorise cette souplesse d’utilisation d’Internet. Les experts vous expliqueront! Comme la version française, la version anglaise sera téléchargeable sur notre site dès que notre webmaster aura rangé ses tongs!

Sinon rien de nouveau sous le soleil de la tambouille. Comme chaque année vers l’automne ce sera l’heure du « bilan de la saison ». Des experts (encore eux) vont nous expliquer via la radio, la télé et les journaux que « la saison a été plutôt mitigée pour les professionnels des CHR ». Alors qu’il suffit de se frotter à la vie, d’écouter les gens, d’ouvrir les yeux pour remarquer que les prix, la qualité, et les salaires tirent vers le bas, mettant ainsi sournoisement (et sûrement) de plus en plus de personnes, de familles et d’entreprises dans le rouge. Seuls les établissements financiers et les banques se portent bien. Ceux-ci vivent notamment des grassouillets taux de pénalité sur les découverts des clients étranglés, entreprises ou simples particuliers. Le créneau prospère. D’ailleurs certaines compagnies d’assurance se diversifient dans la banque alors que des banques vous refourguent désormais des contrats d’assurance. Le travail ne rapporte plus d’argent, mais l’argent rapporte de l’argent. Bien fait pour les bons restaurateurs qui galèrent. Zont qu’à être banquiers.

Olivier Gros


*« Le Bouche à Oreille » qu’on traduira plus sûrement par « Through the grapevine ».
**« Les bonnes tables, les mauvaises et celles à éviter »